mardi 23 septembre 2008

Entretiens avec un empire – Frisco est frisquet

Il existe trois types de personnes San Francisco, reproduites des milliers de fois pour constituer une ville de quelques millions d’habitants. D’abord, les hobos, qui ont pris le contrôle de la ville. Ensuite, les yuppies, qui pensent avoir le contrôle de la ville, mais ce n’est qu’une tactique des hobos pour pouvoir manger des sandwiches de yuppies dans les poubelles. Les hipsters, qui se promènent en vélos one speed avec un toupet emo. Évidemment, vu qu’ils n’ont même pas le contrôle de leur vélo, ils n’ont absolument pas le contrôle de la ville. Finalement, les Chinois, qui tiennent une suite de Dollaramas qu’on appelle le quartier chinois.

mercredi 17 septembre 2008

Entretiens avec un empire

Les valises sont presque finies, les vélos sont emboîtés, les chats sont confiés à une amie, les plantes seront arrosées par une âme charitable à une fréquence métronomique. Les intempéries les plus fortes ne nous dérangeront pas, les chaleurs les plus torrides seront acceptées comme un baume salvateur, la neige des montagnes sera une toile vierge, les canyons seront des butes à descendre et à dompter.

Les chapeaux et les bottes de cowboys orneront nos corps dorés par le soleil. La poussière envahira notre tente et les serpents à sonnettes deviendront nos animaux de compagnie. Les ours se nourriront des restes de notre saucisson de Bologne.

Les cieux nous engloberont et les étoiles seront comptées une par une. Le gaz va être cher, la bière va être cheap, la bouffe va être grasse. Notre van va être pleine, nos vélos vont souffrir. Les barbes vont pousser, les douches seront vraisemblablement espacées. Les rivières vont être froides, le feu va nous réchauffer.

La Tête dans l’autruche part donc pour une tournée continentale à travers le Sud-Ouest amerloque. Un mois de proximité, de camping, de parc nationaux, de célébration et d’impertinence. Un mois pour prendre des photos, pour voter voilé par la poste, pour suivre la campagne américaine à travers les bleds perdus de la Californie, de l’Arizona, de l’Utah. Ça va être bon.

lundi 8 septembre 2008

Le retour des années 80

Puisque les années 80 sont à la mode, je me demande si les gars de Lost Fingers vont s'ouvrir un Distribution aux consommateurs quand ils vont constater que leur succès ne pouvait être que temporaire.

C'est d'ac.

Pas propre?

On ne peut qu'aimer les vieux posters de propagande.

dimanche 7 septembre 2008

Les délices de Lamalice, deuxième partie

Toutes les recettes ne sont pas égales devant Dieu. D’abord, les tartares avec leur côté barbare raffiné ne peuvent définitivement pas figurer tout juste à côté d’un bol de pâtes à la sauce tomate. Pareillement, un jambon à l’ananas n’est pas pareil qu’un grand verre de lait de soya avec des graines de lin : du lait de soya avec des graines de lin, c’est dégueulasse.


Avec cette vérité de l’inégalité des recettes bien en mémoire, La Tête dans l’autruche a réfléchi des semaines durant pour vous offrir une suite aux Délices de Lamalice. Et comme nos cerveaux fertiles manque davantage de temps que d’idée, voici un deux pour un. Deux recettes fantastiques.

La première se définit par sa simplicité. Un arôme riche de sauce aigre-douce, d’oignons caramélisé et de viande de premier choix s’en dégage après seulement 5 minutes. Cette recette, c’est le pâté de pogo.


Pour réaliser ce plat, le cuistot aura besoin de huit pogo ramollis au four à mico-ondes, de ketchup, de cassonade, d’oignons blancs, de bacon et d’un four. D’abord, faites préchauffer le four à 400 degrés celcius. Mélangez une demi-tasse de ketchup avec deux cuillères à soupe de cassonade. Prenez les huit pogos ramollis, enlevez les bâtons.





Effoirez les en un tas qui ressemble à une pièce de viande, bardez de bacon. Vous nappez ensuite avec la sauce sucrée et brunâtre. Recouvrez d’oignons. Faites cuire de 30 à 40 minutes, jusqu’à ce que la bactérie listeria soit morte.




Pendant que votre rôti cuit, je vous invite à vous déboucher une bière et à commencer la deuxième recette : la pizza aux trois « viandes ». En plus de 4 autres pogos ramollis, vous aurez besoin de saucisson de bologne, de bacon, d’une pâte à pizza, de ketchup et de fromage orange en slice.



Étendez le kecthup sur la pâte, en guise de sauce. Des fines rondelles de pogos feront ensuite office de couche goûteuse de base. Coupez le bacon et un peu de bologne en petits morceaux, que vous ferez revenir dans l’huile d’olive extra-vierge pressée à froid. C’est meilleur pour la santé. Coupez des tranchez de bologne et servez vous de pochoirs à biscuits pour faire des petits bonshommes. Étendez la viande cuites sur les pogos et recouvrez de « fromage » en slice.








Déposez les bonshommes en anus salés bologne sur le dessus. Cuisez une quinzaine de minutes à côté de votre rôti.









Dégustez avec des amis, de la bière de bonne qualité et des antiacides. Avec toute les cochonneries que la vie vous apporte, vous aurez au moins la certitude de manger une bonne bouffe maison!

lundi 25 août 2008

Ordures et PhD

Dimanche soir, 18h36, mes vieux voisins hippies font cuire des vidanges à saveur de poisson sur leur hibachi. Évidemment, un couple de vieux hippies ne peut pas avoir un barbecue au propane comme tout le monde, il doit se servir d’un puant petit machin au charbon. De toute façon, au moins le charbon couvre un peu l’odeur des ordures qu’ils font cuire. Je suis malade juste à les sentir, mais je me console par le fait qu’ils vont être obligés de manger la crap qu’ils cuisinent.

Dans un autre ordre d’idées, on aurait pas mieux fait de donner un DES honorifique à Céline? Me semble que sans secondaire 5 on va pas loin de nos jours. En plus, si je me fie à ce que je vois autour de moi, les doctorants sont pas super payés. J’aurais pu aussi comprendre un DEP honorifique.

mercredi 20 août 2008

Péribonka, endroit de prestige















Au cas où personne d'autre ne serait allé voir, l'entrée wikipédia du village de Péribonka est curieusement dithyrambique. Je n'ai rien contre le village, qui semble fort charmant si je me fie à l'envoûtante toune "C'est beau" de Mario Peluso, mais je soupçonne un local de n'avoir pas poussé égal dans la rédaction de l'article.

"Le nom de Péribonka (là où le sable se déplace), un des plus petits villages du Québec, est inscrit en lettres indélébiles sur la carte du monde."

"De 1979 à 1994, le courage, la ténacité et le talent de Michel Goulet, joueur de hockey professionnel, ont contribué à maintenir les traditions d'excellence qui font de son patelin un endroit de prestige."

Et parmi les nombreuses personnalités notables ayant vécu dans le prestigieux village, l'on trouve entre autres "Gisèlle Rochette (fille du Dr. Rochette)". Je l'avais presque oubliée!

N'empêche, Michel Goulet, je respecte ça.

mardi 19 août 2008

Confusion

Voulant se rendre en auto à Orlando pour célébrer avec Mickey, une famille québécoise s'est trompée de Georgie. Le père a été élu maire de Gori et les enfants ont célèbré en mangeant un excellent borsh. Aucune nouvelle de la mère, sûrement passée du côté russe.

lundi 18 août 2008

Ça s'appelle un cercle vicieux

Nos chétifs olympiens modernes peuvent aller se rhabiller

Au diable Michael Phelps et Usain Bolt (focus, dude!), mon athlète olympique favori est décidemment Milon de Crotone. Non, il n'a peut-être pas gagné de médaille pour la musicalité de son nom, mais il impressionnait autrement. Lutteur d'une force terrible, il pouvait briser une corde nouée autour de son front seulement en gonflant ses veines. Wikipédia m'apprend même que "vingt livres de viande, autant de pain et quinze pintes de vin suffisaient à peine à le rassasier", de quoi désespérer une belle-mère.

Grec jusqu'à la fin, il est mort tragiquement, dévoré par les loups alors que ses mains étaient coincées dans un tronc d'arbre. J'essayerai d'y penser la prochaine fois que me viendra l'idée saugrenue d'ouvrir un arbre avec mes mains.

vendredi 15 août 2008

Fonction utile

Le site de Cyberpresse, ma victime préférée, présente un tableau des médailles avec la fonction la plus intéressante et utile du millénaire: "trouver le Canada". En pesant sur le bouton, absolument rien ne se passe. Génial.

Je tiens aussi à apprécier le côté cartésien du tableau où les positions ne suivent pas la logique du classement: 2, 1, 7, 8, 9, 4...


Si j'étais un robot, j'exploserais

Mon intention initiale était de me moquer de Josée Verner. Je lui laisse d'abord la chance de se parodier elle-même en s'exprimant sur l'importance qu'elle et les Conserves accordent à la culture:

- «Nous voulons que les programmes soient performants et qu'ils correspondent à nos priorités. Je ne dis pas que les programmes [coupés] n'étaient pas performants [...]»

- «On n'évalue pas le rendement d'un groupe ou d'un individu en particulier, mais de l'argent fédéral investi.»

- Les objectifs des programmes fédéraux sont la «création, la promotion, la distribution et l'atteinte des auditoires».

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En bref, ce ne sont pas les programmes ni les artistes qui ne sont pas performants, c'est l'argent! Alors ils coupent l'argent. Quin toi, crisse d'argent fainéant!

Aussi, on peut en déduire que les programmes et artistes largués sont ceux visant la «destruction, la confidentialité, la centralisation et l'hermétisme». Curieux comme cela dépeint habilement ce gouvernement Conserve.

jeudi 14 août 2008

Le Frère Marie Victorin s’est retourné dans la tombe de Steve Irwin

Histoire vraie. Je mangeais tantôt tranquillement assis sur un petit muret de béton surplombant le fleuve, quelque part proche de la terrasse Dufferin, à côté d’une marmotte qui en faisait de même. Je partageait donc une belle vue sur le fleuve, un peu de soleil et l’odeur d’ail de mon shish-taouk avec banal siffleux canaïen. Un groupe de touristes français arrive, voient ladite marmotte la prennent en photo frénétiquement. Ils sont rejoints rapidement par un autre groupe de touristes français qui s’empressent d’immortaliser le dîner – pardon, le déjeuner – du royal siffleux. Ça aurait été cute si c’en était resté là. Le tableau a été malencontreusement gâché par un des touristes qui s’exclame : « Oh putain, un castor! ». Ne manquait que la police montée.

mercredi 13 août 2008

Sandales olympiques


Scandales olympiques

Après avoir lu les titre des nombreux articles que La Presse dédie au sujet de la cérémonie d’ouverture truquée des Jeux olympiques ™ , la Tête dans l’autruche a voulu en savoir plus. Au terme d’une enquête approfondie nous ayant permis de constater qu’il y a autant de sport à Radio-Canada durant la couverture desdits Jeux qu’il y a de bonnes idées dans la tête de Claude Poirier, nous avons découvert une série de scandales éhontés. Des scandales scandaleux. Scandalisant.

Ça aura l’effet d’une bombe.

D’abord, les acrobates n’ont pas vraiment appris à courir la tête en bas sur une grosse reproduction de la Terre. Ils étaient attachés.

Ensuite, les deux milles chinois pleins de lumières qui couraient ensemble n’allumaient pas naturellement. Ils étaient couverts d’ampoules. Par ailleurs, ils n’étaient en fait qu’un seul, le reste a été photoshopé.

Par ailleurs, la petite fille qui chantait en play-back ne volait pas pour vrai. Elle était aussi attachée. Ses lulus ont aussi été photoshoppées, puisque la petite fille est en fait un informaticien obèse de 21 ans qui maîtrise Photoshop.

La Chine n’existe pas, elle a été photoshopé par Magellan en 1512.

mardi 12 août 2008

Diviser par zéro

Dans une optique de reprendre le dessus sur les événements, les partis politiques québécois se sont livrés à une joute oratoire au sujet des émeutes à Montréal-Nord. Le parti au pouvoir a imputé les problèmes à son prédécesseur, accusé de n’avoir rien fait. Il a ensuite promis de faire au moins le double afin de remédier à la situation. Le parti de l’opposition officielle a promis de mieux partager les ressources allouées afin de mieux s’attaquer au problème. Le parti de la deuxième opposition officielle a renvoyé la responsabilité à Ottawa, accusée elle aussi de diviser les maigres ressources accordées à la question.

Pendant ce temps, la Russie et la Géorgie tirent au pigeon sur la trêve olympique.

lundi 11 août 2008

Crisse moi pas là Carole

En général j'oublie assez rapidement la plupart des évènements et détails qui marquent mon passage parmi nous. Mais de temps à autre un souvenir obscur refait surface, comme un U-boat nazi qui émergerait du St-Laurent pendant la guerre du Golf. Le dernier en liste, "Crisse moi pas là Carole", un début de refrain je crois d'une toune qui tournait de bon matin à CHYZ, pendant un des étés entre 2001 et 2004 (je ne saurais dire lequel), et qui cette semaine tourne fort dans ma tête.

Alors me voilà sur Google, à la recherche de mon propre souvenir, question de savoir c'est qui l'estie de band qui jouait ça et retrouver ma paix intérieure. Et par un hasard des plus aléatoires, le seul et unique lien ayant le moindrement rapport à Carole et sa relation en déclin, c'est un lien vers le blog de Rappaz. Lien agace qui ne m'apprend rien, soit dit en passant, puisque la phrase en question a été placée juste pour attirer les âmes perdues vers son site. Et ça marche, il faut croire.

Faque, qui c'est qui chante ça?

jeudi 7 août 2008

Des fois

Des fois les journalistes nous forcent à faire des jeux de mots salaces. Pas dans le cas présent, je ne vois que du bon goût poindre à l'horizon.