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lundi 23 juin 2008

Festivités de la St-Jean : des citoyens mécontents

Les Fêtes de la St-Jean-Baptiste à Québec semblent faire des mécontents en cette année du 400e de la Vieille Capitale. En effet, un groupe de citoyens a réclamé le retour de Normand Brathwaite à l’animation. Il faut dire que cette année aurait marqué la 400e animation du spectacle des Plaines par M. Brathwaite. Par ailleurs, Laurence Jalbert et France D’amour auraient elles aussi fêté leur 400e présence à ce spectacle toujours renouvelé, n’eut été de la mauvaise gestion de l’équipe de production.

Paul Piché, qui a dû manquer les 75 dernières représentations de la St-Jean, tente pour sa part de battre le record du nombre de spectacles consécutifs au Festival d’été de Québec. Sa série gagnante est désormais à 2 645 spectacles puisqu’il a déjà offert 345 spectacles durant le Festival de 1932, un record qui tient toujours.

Le Comité autogéré pour le retour de Normand entend faire entendre bruyamment ses revendications toute la journée du 23 juin en hurlant « Larmes de métal » devant l’Assemblée nationale. Le maire Labeaume a rappelé à l’ordre le représentant du Comité en lui faisant valoir que démontrer une telle attitude discordante en cette année de 400e relevait de l’enfantillage. Le bouillant maire a aussi ajouté « minable » en sa direction, laissant croire à un autre moment « casse toi pauvre con » à la Sarkozy.

vendredi 28 mars 2008

Violence!!!

Québec, 28 mars 2008.

Suivant la décision de sa collègue des Sports et Loisirs d’interdire les bagarres au hockey, la Ministre de la Culture et des Communications a aujourd’hui annoncé lors d’une conférence de presse que l’expression « la vie est un combat » serait désormais illégale. La Ministre St-Pierre s’est dite exaspérée par la référence à la violence dans la phrase désormais célèbre dans le monde du sport depuis son adoption en 1951 par une défenseur des Canadiens de Montréal. La phrase moins usitée, mais tout aussi colorée « fais lé souffert » sera aussi interdite.

Son attaché politique a toutefois fait savoir que d’autres expressions seraient dévoilées par le gouvernement lors des prochains mois, à l’adoption d’un plan d’action sur les expressions sportives. Sous le couvert de l’anonymat, une personne proche de l’entourage de la Ministre a affirmé à La Tête dans l’Autruche que les expressions ayant une teneur anglophone trop importante ou une syntaxe défectueuse seraient aussi prohibées dans un avenir rapproché, idéalement à temps pour la prochaine saison de balle-molle.

Ainsi, des expressions comme « donne z’y Big » seraient francisées et améliorées pour devenir « donne lui le gros ». Dans le collimateur du ministère, les expressions « les yeux s’u’a balle monhomme » et « snap moé ça cte puck là » seront remplacées respectivement par « concentre ton attention sur l’offrande du lanceur, mon coéquipier » et « frappe la rondelle avec ton bâton suffisamment fort pour qu’elle se déplace rapidement vers un endroit que tu auras préalablement choisi ».

Les personnes nous ayant fourni cette information se sont dites inquiètes de la réaction du public, notamment face à ce qu’une d’entre elles considère comme « un excès de politiquement correct ». Une autre de nos source a été plus directe en qualifiant la démarche de « câlice de niaiserie ».

jeudi 6 décembre 2007

Monsieur Météo

Nous entretenons une relation spéciale avec la température. Non seulement, un petit tour d’ascenseur dans n’importe quel bureau de la province amène une discussion insipide et prévisible sur la météo, mais on dirait qu’on s’étonne toujours du temps qu’il fait. Plus, on dirait qu’on s’y intéresse. J’ai des collègues avec qui je n’entretiens rien de plus qu’une relation météo. Les seules interactions sont à propos des prévisions ou du temps qu’il a fait hier. C’est pas que je les encourage, c’est juste que c’est la seule chose que nous avons en commun.

Il a neigé cette semaine, ce qui est somme toute assez normal pour décembre. Mis à part ceux qui croyaient que le réchauffement climatique était suffisamment important pour que Québec se méprenne pour Cancun, une tempête en décembre n’aurait dû surprendre personne. Mais non.

Non seulement, les rédacteurs en chefs sont encore excités d’avoir pu titrer « à un poil de cul de la tempête du siècle », on parle d’une chute de neige record pour un 3 décembre. Non, mais, on s’en câlisse tu rien qu’un peu? S’il avait neigé le 2 ou le 4 décembre, est-ce que ça aurait été plus ou moins intéressant? Dire qu’on a un record pour une telle date, c’est faire des statistiques un absolu complètement vide, une belle dose d’objectivité dans un océan de conneries. Bref, il a neigé. Beaucoup. C’est loin d’être spécial, c’est juste chiant.

Mais le plus intéressant, en plus de la surprise que ça provoque chez certains épais (on est au Québec, il neige à chaque année), c’est la surenchère dans les histoires de neige. Une manière de concours informel s’installe à chaque tempête : moi ça m’a pris plusse de temps que toi à 1) me rendre chez nous, 2) déblayer mon char, 3) pelleter ma cour, 4) trouver ma suit de ski-doo une pièce avec un zip sur le capuchon et une ceinture pour la cintrer. Juste pour vous le rappeler, vous restez tous à peu près à 10 minutes l’un de l’autre, il n’y a aucune chance que la tempête ait été pire chez vous. Ensuite, si vous pelletez longtemps, ça veut pas dire qu’il y a plus de neige chez vous. Ça veut juste dire que vous prenez trop votre osti char et que la bédaine qui vous pousse vous conduit directement vers une crise cardiaque avant la quarantaine.

Donc, arrêtez de chiâler contre la météo dans l’ascenseur et prenez les escaliers : vous allez pelleter moins longtemps et vous allez peut-être repousser la crise cardiaque d’un an ou deux.

mercredi 21 novembre 2007

Ici c’est pas ailleurs, mais c’est quelque part quand même

Je viens de me trouver une nouvelle source préférée de trashitude : le journal Ici, publié par Quebecor World International Inc. Pour vous donner une idée, c’est comme le Journal de Mourial, mais c’est gratuit. Et vu que c’est gratuit, c’est encore plus cheap. Toujours est-il que le fun noir commence dès l’ouverture, peu importe par quelle bout on commence.

La table des « matières » nous permet de constater qu’une des trois chroniques traite des difficultés érectiles des auditeurs de Tout le monde en parle (qui passe à la SRC, donc chez des auditeurs qui bandent mou, alors que ceux qui regardent le Banquier sont tous des étalons du plaisir. Étalons dans le sens de point de repère. Mais aussi dans le sens de cheval. Ou de culotte de cheval. Anyway.). La chronique de François Avard parle de sa propre popularité. La chronique de Nelly Arcan parle de… c’est la chronique de Nelly Arcan, c’est impossible que je lise ça.

Les petites annonces érotiques sont un plaisir tout aussi intense. Je dois avouer que j’adore l’adjectif « fonctionnelle » qui est accolé à toutes les photos de transsexuelles montréalaises.

Et tout ça est distribué à 100 000 exemplaires.

dimanche 18 novembre 2007

C'est collant

À vue de nez, quatre chars sur cinq qui me coupent lors de mes déplacements en vélo ont encore un collant de CHOI. C’est sûr que c’est pratique : le collant permet de spotter les motés dans le trafic, mais seulement après coup puisque les collants sont sur le pare-choc arrière. La solution?
1. Mettre des collants en avant.
2. Empêcher les auditeurs de CHOI de conduire (étendre ça aux auditeurs du 93 aussi)
3. Distribuer plus de collants plus honnêtes : « je suis un cave au volant, je le sais et je risque de tuer un cycliste bientôt. En passant, j’écoute un poste de radio animé par des gens comme moi. »

Autre dimension à la situation. Il fallait être assez loser pour avoir le collant CHOI en plein milieu de la controverse. En avoir encore un, c’est juste triste.

mardi 25 septembre 2007

Publicités automatiques

Des fois, les pubs générées par Google ne fitent pas. Par exemple, quand une petite fille manque à l'appel, mon premier réflexe n'est pas de m'acheter une nouvelle voiture. Et pourtant, Google pense que oui.

jeudi 9 août 2007

Être soupe au lait

Une scène croquée sur un blog de Cyberpresse... Disons que le ton monte vite.

mercredi 8 août 2007

Une battue pour retrouver Pédrika Crovencher

Deluxe Lamalice, chroniqueur judiciaire

Des citoyens de Cap de la Madeleine ont organisé une battue pour retrouver le corps de la petite Pédrika Crovencher aujourd’hui mercredi. Ils ont en effet entrepris de battre un octogénaire retrouvé la veille dans une forêt au nord de la ville. Comme l’homme en question n’était pas tellement photogénique et que ni sa disparition ni son retour à la maison n’ont intéressé les médias québécois, les citoyens de la ville odoriférante ont entrepris de le battre. L’organisateur de l’événement caritatif, Benoît Letarte, a expliqué le but en ces termes : « nous sommes décidé à aider les parents à retrouver leur enfant. En battant un vieil homme, elle ne pourra revenir que plus rapidement. »

Le maire de l’endroit s’est dit perplexe et a avoué son éloignement des besoins de la population en affirmant qu’il avait « de la difficulté à saisir le lien entre casser la gueule à un vieux et le retour d’une petite fille disparue. » Claude Poirier qui parrainait l’événement s’est contenté de crier quelque chose dans son cellulaire pour le compte de LCN avec un air d’autorité renouvelé à chaque fois qu’il employait le mot « crotté. »

Pour ne pas être en reste, les citoyens de Trois-Rivière Ouest compte sacrifier demain une chèvre, tout en noyant une portée de cannetons, si la température le permet.