vendredi 12 décembre 2008

De l’impertinence des signets

Il y a des journées où la neige qui tombe nous rappelle avec nostalgie les soirées d’enfance à écouter Peter le chat sans queue à ciné-cadeau. Nous nous souvenons avec un peu d’humidité dans les yeux et les bas mouillés par une marche un peu trop longue de toutes les glissades de fonds de culottes sur une glace à la couleur invraisemblable.

Signe des temps ou improbable fracture du continuum, j’ai trouvé dans mes favoris internet (et non ceux qui sont sur mes tempes) un lien vers un magasin de pièces automobiles. Je n’ai pas d’auto. Est-ce assez pour nous faire croire à une conspiration du Big Three, maintenant accumulés à la faillite et au pied du mur? Dans une période de crise économique où la récession n’ose même pas dire son nom, de peur de se changer en dépression, la dépression elle-même tente de se distinguer du burn-out, dénomination tellement années 80.

La glace se forme sur le fleuve, invariablement, pendant que le touristes s’émerveillent devant (et dedans) la slush sur les trottoirs du Vieux Québec. Ils auront évidemment tout le loisir de sécher une fois retournés dans le confort de leur Journey’s End au coin du boulevard Hamel. Ils siroteront une orangeade à la Belle Province en se regardant dans les yeux. Ils constateront qu’ils sont chanceux de vivre aussi aisément à une époque où même les pauvres n’ont plus le goût de fêter Noël, à moins d’être pris en charge par un présentateur télé gignolant joyeusement.

jeudi 4 décembre 2008

Politique fédérale

Si jamais le score est encore à égalité après la période de prorogation, est-ce qu'on va aller en tir de barrage?

lundi 1 décembre 2008

Des bermudas en viande pour Dick Cheney

Faites vite, le mandat de Bush-Cheney tire à sa fin. Offrez au vice-président des bermudas en viande.

Fail!

L'humain apprend de ses erreurs. Certains apprennent plus souvent que d'autres, ou du moins partent de plus loin. Ryan O'Byrne est un de ceux-ci. Pour ceux qui s'intéressent la bêtise, les internets sont plein de ressources pour vous.

En V.O. québécoise, le Bêtisier fait son travail à merveille. En version internationale, surtout américaine, Failblog est difficile à battre.

mercredi 19 novembre 2008

Étude comparative

Un commentaire de David Brooks, paru hier dans le New York Times
Tamar Lewin of The New York Times reported on studies that show that the women
selected to be Playboy Playmates of the Year tend to look more mature during
recessions — older, heavier, more reassuring — though I have not verified this
personally.
Si vous suivez l'actualité économique, vous comprendrez que Playboy devrait présenter des grosses tapounes pendant un petit bout de temps.

vendredi 7 novembre 2008

Mariobama

Mario commence à se prendre pour Obama. Évidemment, après s’être tour à tour pris pour Robert Bourassa, Mike Harris et Stephen Harper, le rôle va être drôlement difficile à assumer. Évidemment, Mario n’a pas enseigné le droit à l’université, n’a pas dirigé le Harvard Law Review, n’a pas vécu à l’étranger (à ce que je sache), n’a pas vraiment fait d’autre chose que de la politique.

Mario n’a pas de charisme, n’est pas un outsider, n’est pas porté par un sens de l’inévitabilité historique. Mario ne représente rien. Mario n’a pas de fractures sociales profondes à réparer, n’a pas huit ans d’administration désastreuse à faire oublier, seulement une ronronnante médiocrité de petite semaine. Mario n’inspire guère plus que quelques hérouvillois irréductibles.

À force de se réinventer pour suivre la saveur du jour, se créer un mythe d’homme du peuple, Mario devrait sûrement comprendre qu’il ressemble beaucoup plus à McCain qu’à Obama.

Il reste à voir si Gilles Taillon s'habillera comme Sarah Palin durant la prochaine campagne.

jeudi 6 novembre 2008

On s'aimera encore, lorsque l'amour sera mort

Depuis qu’Obama est élu, il fait beau. Tous mes contacts Facebook qui ont fait un update de leur statut parlent de Barack. Tous mes contacts Facebook vont être déçus quand ils vont se rendre compte que Barack sera un président américain, pas norvégien.

D’ici là, Joe Dassin chante l’été indien (Casino Indian, dirait Michael Scott), les conducteurs ont ressorti leur moronie des beaux jours et les sandales connaissent une gloire aussi éphémère qu’instantanée.

Tout de même, je vous laisse avec la célébration d’une prise électrique à un endroit improbable dans le sud de l’Utah. Prenez ça comme un hommage à John Wayne et à Thomas Edison.

samedi 1 novembre 2008

Josée et Marie-Mai, même combat

Après des années de réflexion, je pars ce matin officiellement le fanclub officiel double Josée Verner / Marie-Mai. Je suis toujours en train de réfléchir à savoir si j'ajoute Julie Boulet dans le line-up.

dimanche 26 octobre 2008

mardi 21 octobre 2008

Entretiens avec un empire - God bless the cowboys

Pour ceux qui s'en soucient, la barbe pousse. Nous n'arrivons plus a distinguer la bouche de Jeff, ce qui lui donne un air défiant avec son chapeau de cowboy. Nous avons d'ailleurs activement cherche des bottes de cowboy pouvant lui faire cet après-midi. De toute façon, tant qu'a être a Grand Junction au Colorado pendant une tempête de sable, autant magasiner des bottes. Une fois convaincus que la puck roulait pas pour nous, nous sommes allés déguster du vin dans deux vignobles locaux.

Donc, pour faire un résumé des épisodes précédents:

Le parc national de Zion a un tunnel de la muerte, des points de vues incroyables dans des sentiers superbes et encore plus d'Allemands. Les Allemands sont un peuple en vacances, la Pologne peut dormir tranquille.

Bryce Canyon est un décor surréaliste. J'ai regarde nos photos, je les crois truquées tellement les couleurs sont éclatantes. AA a perdu son portefeuilles pendant une ride de cheval dans le canyon. Un cowboy moustachu l'a retrouve genre 10 minutes plus tard. Encore une fois, God bless the cowboys!

Hier soir, première nuit dans un motel, a Green River en Utah. Nous avons fuit la neige annoncée a Bryce et le frette fort bien installe. Pire motel au monde, mais a 50$ la nuit pour 4 personnes, qui peut s'en surprendre. Acheter de la bière est difficile dans l'État des Mormons, nous avons donc acheté de la Bud Dry. Dieu peut dormir tranquille, ca ne goutte pas la bière une seconde.

Animaux rencontrés depuis le départ, pour la plupart vivants:
1. elks (whatever that is en français)
2. écureuils de toutes les dénominations
3. serpents a sonnette
4. dindes sauvages
5. chevreuils
6. mules
7. chiens de prairie (avec un vrai panneau disant "Prairie dogs crossing".)
8. ours
9. morses et otaries

Les temps sont durs, nous avons écouté l'ensemble du iPod de Jeff.

Je vous tiens informés. God bless.

Entretiens avec un empire - John Wayne est un chat

Nous sommes passes du coté de l'Utah, je crois que nous avons change d'heure. En plein décor de film de cowboy, les montagnes de Monument Valley se dressent en plein désert. Les films de John Wayne d'après 1938 ont été tournes ici, avec des indiens qui jouent le rôle de méchants, des méchants qui portent des chapeaux noirs et des jeans taille haute qui rentrent dans la craque. Typiquement, il fait chaud. Présentement, on se les gèle et il a plu en bazwell pendant notre ride de vélo. On n'a plus les déserts d'autrefois.

Nous avons été adoptes par un chat (John Wayne) et un chien errants (Geronimo). Ils mangent des chips bbq, puisque c'est tout ce que nous avons a leur offrir. Après tout, ils sont américains, ils se nourrissent de choses comme ca.

Le séjour au Grand Canyon a été écourté. D'abord, il pleuvait en fou hier matin (encore une fois, du jamais vu) et nous avons été déçus par l'endroit. Fort impressionnant, mais accessible trop facilement en char et beaucoup trop commercial. Après être descendus dans le canyon, il ne restait plus trop de chose a faire, qui plus est par une journée de pluie et de brume. Tout de même, un parc national avec un film Imax, c'est du jamais vu.

Décompte des villes cool traversées:
1. Mexican Hat; aurait du s'appeler Sombrero,
2. Harmony (18 habitants, on espère en effet que l'harmonie règne)
3. Needles (notre acupuncteur s'est pris en photo a cote de la pancarte)4. Seligman et son Road Kill Cafe : "You kill it, we grill it".

Nous devrions partir demain pour Bryce Canyon et quitter notre réserve indienne navajo "sèche". Les guillemets sont importants puisque j'avais rarement vu autant de canettes vides sur le bord de la route. Peut-être achètent-ils leurs bières vides. Who knows. Aubry ressemble de plus en plus a Plume. Hugo a fait la danse de la puie; il s'est mis a faire soleil. Je lui ai demandé de faire la danse du souper, juste pour voir.

Ce soir, nous avons de la Miller High Life en canettes. Les canettes arborent un camouflage intéressant.

Entretiens avec un empire - Première semaine

Finalement, une connexion internet me permet de vous envoyer quelques nouvelles. D'abord, j'ai réussi à voter, à partir du bureau de poste de Bullhead en Arizona. Comme je n'avais pas accès à internet à ce moment, j'ai potentiellement voté pour un candidat imaginaire. Je n'ai pas voté voilé, contrairement à mes ambitions initiales, les Américains n'étant pas si portés sur les blagues religieuses.

Présentement à Williams en Arizona, nous revenons d'un court magasinage de bottes de cowboy. Rien trouvé d'intéressant encore. Par contre, notre truck compte désormais une dizaine de couvre-chefs divers, dont 2 chapeaux de cowboy, un canotier carreauté, une casquette d'armée, une casquette de trucker et bien d'autres. Comme la barbe pousse à vue d'œil, le style des chapeaux doit aussi évoluer: je dois avouer que le canotier en paille avec une barbe, les cheveux rasés et des gougounes me donnent l'air d'un touriste lituanien qui se serait battu avec un village des valeurs.

Jusqu'à maintenant, le vélo roule bien. Quelques centaines de km dans les jambes, pas mal les plus difficiles que j'ai fait à date. La côte californienne est côteuse, le désert est côteux, même les plaines arides sont côteuses (et il fait 75 à l'ombre); bref, je serai prêt à recommencer à m'obstiner à mon retour sur le bienfait de nommer la 'côte' de la Fabrique ainsi. Nous verrons.

Il y a de la musique mexicaine et du country à la radio. Exclusivement. Je commencer à connaître les paroles de certaines tounes mexicaines.

Autrement, quelques observations:
1. San Francisco est remplie de hobos.
2. Je comprends maintenant les chansons de Rancid qui parlent des prostituées de Tenderloin. C'est pas chic.
3. Toutes les journées ont impliqué soit des burgers, soit du chili, sinon les deux.
4. Les Allemands ont envahi la Californie en RV. Ils se croient sûrement en Pologne.
5. Il a plu dans la désert.
6. Hugo s'est fait accompagné par un serpent à sonnette en jouant de la guitare. Il a eu un peu peur.

Sur ce, m'am, je m'en vais manger et probablement prendre une tite bière américaine qui goute l'eau.

mardi 23 septembre 2008

Entretiens avec un empire – Frisco est frisquet

Il existe trois types de personnes San Francisco, reproduites des milliers de fois pour constituer une ville de quelques millions d’habitants. D’abord, les hobos, qui ont pris le contrôle de la ville. Ensuite, les yuppies, qui pensent avoir le contrôle de la ville, mais ce n’est qu’une tactique des hobos pour pouvoir manger des sandwiches de yuppies dans les poubelles. Les hipsters, qui se promènent en vélos one speed avec un toupet emo. Évidemment, vu qu’ils n’ont même pas le contrôle de leur vélo, ils n’ont absolument pas le contrôle de la ville. Finalement, les Chinois, qui tiennent une suite de Dollaramas qu’on appelle le quartier chinois.

mercredi 17 septembre 2008

Entretiens avec un empire

Les valises sont presque finies, les vélos sont emboîtés, les chats sont confiés à une amie, les plantes seront arrosées par une âme charitable à une fréquence métronomique. Les intempéries les plus fortes ne nous dérangeront pas, les chaleurs les plus torrides seront acceptées comme un baume salvateur, la neige des montagnes sera une toile vierge, les canyons seront des butes à descendre et à dompter.

Les chapeaux et les bottes de cowboys orneront nos corps dorés par le soleil. La poussière envahira notre tente et les serpents à sonnettes deviendront nos animaux de compagnie. Les ours se nourriront des restes de notre saucisson de Bologne.

Les cieux nous engloberont et les étoiles seront comptées une par une. Le gaz va être cher, la bière va être cheap, la bouffe va être grasse. Notre van va être pleine, nos vélos vont souffrir. Les barbes vont pousser, les douches seront vraisemblablement espacées. Les rivières vont être froides, le feu va nous réchauffer.

La Tête dans l’autruche part donc pour une tournée continentale à travers le Sud-Ouest amerloque. Un mois de proximité, de camping, de parc nationaux, de célébration et d’impertinence. Un mois pour prendre des photos, pour voter voilé par la poste, pour suivre la campagne américaine à travers les bleds perdus de la Californie, de l’Arizona, de l’Utah. Ça va être bon.

lundi 8 septembre 2008

Le retour des années 80

Puisque les années 80 sont à la mode, je me demande si les gars de Lost Fingers vont s'ouvrir un Distribution aux consommateurs quand ils vont constater que leur succès ne pouvait être que temporaire.

C'est d'ac.

Pas propre?

On ne peut qu'aimer les vieux posters de propagande.

dimanche 7 septembre 2008

Les délices de Lamalice, deuxième partie

Toutes les recettes ne sont pas égales devant Dieu. D’abord, les tartares avec leur côté barbare raffiné ne peuvent définitivement pas figurer tout juste à côté d’un bol de pâtes à la sauce tomate. Pareillement, un jambon à l’ananas n’est pas pareil qu’un grand verre de lait de soya avec des graines de lin : du lait de soya avec des graines de lin, c’est dégueulasse.


Avec cette vérité de l’inégalité des recettes bien en mémoire, La Tête dans l’autruche a réfléchi des semaines durant pour vous offrir une suite aux Délices de Lamalice. Et comme nos cerveaux fertiles manque davantage de temps que d’idée, voici un deux pour un. Deux recettes fantastiques.

La première se définit par sa simplicité. Un arôme riche de sauce aigre-douce, d’oignons caramélisé et de viande de premier choix s’en dégage après seulement 5 minutes. Cette recette, c’est le pâté de pogo.


Pour réaliser ce plat, le cuistot aura besoin de huit pogo ramollis au four à mico-ondes, de ketchup, de cassonade, d’oignons blancs, de bacon et d’un four. D’abord, faites préchauffer le four à 400 degrés celcius. Mélangez une demi-tasse de ketchup avec deux cuillères à soupe de cassonade. Prenez les huit pogos ramollis, enlevez les bâtons.





Effoirez les en un tas qui ressemble à une pièce de viande, bardez de bacon. Vous nappez ensuite avec la sauce sucrée et brunâtre. Recouvrez d’oignons. Faites cuire de 30 à 40 minutes, jusqu’à ce que la bactérie listeria soit morte.




Pendant que votre rôti cuit, je vous invite à vous déboucher une bière et à commencer la deuxième recette : la pizza aux trois « viandes ». En plus de 4 autres pogos ramollis, vous aurez besoin de saucisson de bologne, de bacon, d’une pâte à pizza, de ketchup et de fromage orange en slice.



Étendez le kecthup sur la pâte, en guise de sauce. Des fines rondelles de pogos feront ensuite office de couche goûteuse de base. Coupez le bacon et un peu de bologne en petits morceaux, que vous ferez revenir dans l’huile d’olive extra-vierge pressée à froid. C’est meilleur pour la santé. Coupez des tranchez de bologne et servez vous de pochoirs à biscuits pour faire des petits bonshommes. Étendez la viande cuites sur les pogos et recouvrez de « fromage » en slice.








Déposez les bonshommes en anus salés bologne sur le dessus. Cuisez une quinzaine de minutes à côté de votre rôti.









Dégustez avec des amis, de la bière de bonne qualité et des antiacides. Avec toute les cochonneries que la vie vous apporte, vous aurez au moins la certitude de manger une bonne bouffe maison!